Dans un communiqué daté du 8 novembre 2019, six représentants de partis de la droite et du centre s’en prennent à moi, nominativement, m’accusant d’avoir, dans un communiqué de presse qui dénonçait le communautarisme affiché du Maire de Saint-Etienne, formulé des « attaques haineuses » (…) « à la tonalité nauséabonde » rappelant (rien que ça !) « les heures les plus sombres de la France ».

Et, ces six courageux signataires d’en appeler au Procureur de la République, de même qu’à la constitution d’une large alliance entre eux (LR, UDI MODEM et j’en passe) et le PS, La France Insoumise, le PCF, les Verts… jusqu’à La République En Marche. Ce n’est plus l’UMPS, c’est un système tout entier, usé jusqu’à la corde, qui entend se refaire un semblant de virginité. Les électeurs de la droite stéphanoise apprécieront certainement cet appel à une alliance perdriaux-mélenchonesque !

Ces six signataires me reprochent de ne pas avoir « pris la mesure des attentats de la Préfecture de police de Paris et de celui de la mosquée de Bayonne. » Je tiens tout d’abord à leur faire remarquer que, concernant Bayonne, le Parquet National Antiterroriste (PNAT), n’ayant pas retenu la qualification de « terrorisme », le terme attentat ne s’applique pas, et qu’il n’a d’ailleurs pas été retenu par le Président de la République. On se demande dans ces circonstances, qui de moi, ou de ces six personnes, « n’a pas pris la mesure » de la situation en employant des mots inadaptés à la situation…

C’est six personnes me reprochent en réalité d’avoir, pour dénoncer la politique communautariste du Maire, employé le terme « halal ». J’ai eu beau chercher et rechercher dans les prises de positions de l’une ou l’autre de ces personnes, je n’ai trouvé nulle part, à aucun moment, la trace d’une critique adressée à l’encontre du Maire lorsque le 7 décembre 2015, il dénonçait le « terrorisme jambon-beurre-Beaujolais » … trois semaines seulement après les attentats islamistes (j’espère que le mot ne heurtera pas les consciences citoyennes des six signataires) de Paris qui avaient fait 131 morts et 413 blessés. Ahhh, comme l’indignation de ces messieurs serait bien plus crédible, si elle n’était pas aussi sélective…

Enfin, je voudrais revenir sur le soi-disant signalement que ces ardents défenseurs de la liberté d’opinions auraient fait à mon encontre auprès du Procureur de la République. Mais aussi, la plainte de Mme Semache ou les pétitions sur internet à mon encontre … Cette tentative de judiciarisation de la politique, en pleine période électorale, en dit long, très long, sur la justesse de mes propos. Incapables d’argumenter car confronter à des faits incontestables, mes adversaires menacent de recourir à la justice pour me faire taire. C’est probablement ainsi qu’ils conçoivent les élections et l’exercice de la démocratie : en faisant interdire de parole ceux qui veulent s’opposer à eux par les urnes. Et ce sont eux qui viennent parler des « heures les plus sombres de la France »… On en rirait si ce n’était pas aussi pathétique.